Alors que des manifestations du 1er mai se déroulent à La Havane, le président américain intensifie les sanctions imposées à Cuba.
Lors d’une allocution en tant qu’invité principal à un dîner privé au Forum Club de West Palm Beach, en Floride, le président américain Donald Trump a affirmé qu’il « s’approprierait » Cuba « presque immédiatement », précisant qu’il finaliserait d’abord le « travail » en Iran.
Trump a également précisé que, une fois sa mission en Iran achevée, il pourrait ordonner au plus grand porte-avions du monde, l’USS Abraham Lincoln, de se diriger vers les Caraïbes et « de stationner à quelques centaines de mètres des côtes » cubaines. Selon ses déclarations, les Cubains « remercieraient beaucoup et se rendraient ».
L’action du républicain a eu lieu pendant un dîner politique et professionnel organisé par le Forum Club, un endroit fréquemment utilisé en Floride pour les rencontres entre dirigeants politiques, entrepreneurs et figures publiques. Trump y était l’invité d’honneur d’une occasion privée réunissant une sélection rigoureuse de participants.
Nouvelles sanctions
Ce vendredi, l’administration Trump a renforcé les sanctions à l’encontre de Cuba, des actions qui visent les fondements de l’économie cubaine, en particulier les domaines de l’énergie, de la défense, des mines et des services financiers.
En vertu de l’arrêté présidentiel signé ce jour, toute personne ou entreprise opérant dans ces territoires ou ayant des transactions avec le gouvernement de La Havane verra ses actifs aux États-Unis gelés.
Durant cette même semaine, Marco Rubio, le secrétaire d’État, a dénoncé Cuba pour avoir facilité la présence de services de renseignement « des adversaires » des États-Unis à seulement 90 miles de ses côtes et a affirmé que l’administration du président Donald Trump ne saurait l’accepter.
Mardi, le Sénat a refusé une proposition émanant des démocrates qui visait à restreindre les actions militaires que Trump pourrait ordonner à La Havane.
Depuis le début de l’année, l’administration Trump a accru la pression sur La Havane en instaurant un embargo pétrolier. Par ailleurs, le président a souvent mentionné l’importance d’un changement de régime sur l’île.
Homelus Jean Widnel
