Washington cible les réseaux financiers de « Viv Ansanm » et « Gran Grif », classés organisations terroristes.
Les États-Unis offrent jusqu’à 3 millions de dollars pour toute information permettant de démanteler les réseaux financiers des groupes armés haïtiens « Viv Ansanm » et « Gran Grif ».
Dans le contexte du programme récompenses pour la justice (RFJ), le Département d’État a annoncé des mesures spécifiques qui incluent une protection potentielle, comme la réinstallation des témoins.
D’après Washington, c’est en mai 2025 que ces deux entités ont été théoriquement reconnues comme organisations terroristes étrangères (FTO) et terroristes mondiaux spécialement désignés (SDGT), du fait de leur participation à des actes de violence significatifs en Haïti.
Fondée en 2023, l’alliance « Viv Ansanm » rassemble divers regroupements criminels à Port-au-Prince. On l’accuse d’avoir orchestré des attaques coordonnées visant des établissements publics, incluant des postes de police, des prisons, des hôpitaux et des infrastructures stratégiques.
Le groupe participe aussi à des actes d’enlèvements, d’extorsion, de trafic d’armes et de violations majeures des droits de l’homme, y compris des massacres et des violences sexuelles.
Quant à « Gran Grif », qui opère dans l’Artibonite, il est perçu comme l’un des plus violents groupes armés du pays. Au départ associé à des forces politiques locales, il a évolué pour devenir une entité criminelle organisée, impliquée dans des attaques ciblant la Police nationale d’Haïti et la mission de sécurité multinationale.
En février 2025, une attaque imputée à ce groupe avait notamment entraîné la mort d’un officier kényan.
Le programme récompenses pour la justice met désormais l’accent sur les flux monétaires de ces entités, y compris les comptes bancaires, les entreprises fictives, les opérations douteuses et les réseaux financiers.
Suite à leur classification en tant qu’organisations terroristes, l’ensemble de leurs biens aux États-Unis est gelé, et les citoyens américains sont interdits d’effectuer des transactions avec ces groupes.
Les responsables américains encouragent quiconque ayant des informations à prendre contact avec le programme en utilisant des plateformes sécurisées telles que Signal, WhatsApp ou Telegram, assurant ainsi la protection de la vie privée.
Homelus Jean Widnel
