Haïti : Jacmel se rassemble suite à l’assaut de Seguin
Face à l’ascension des gangs, la population du Sud-Est demande des actions immédiates et refuse que le département tombe dans l’insécurité.
Le climat reste tendu dans le sud-est d’Haïti. Le 16 avril 2026, jeudi, des milliers de personnes ont une fois de plus déferlé dans les rues de Jacmel pour manifester lors d’une seconde journée consécutive. Cela fait suite à l’assaut violent survenu la veille à Seguin, une localité située dans la commune de Marigot.
Des affiches en main et des slogans de mécontentement à la bouche, les manifestants ont arpenté de nombreuses voies de la ville pour faire entendre leurs demandes. Ils expriment leur rejet absolu de l’idée que le département du Sud-Est subisse le même destin que ceux de l’Ouest et de l’Artibonite, actuellement fortement affectés par la violence des groupes armés.
Par cette mobilisation, les manifestants réclament aux autorités gouvernementales de prendre entièrement en charge leurs obligations relatives à la sécurité publique. Ils exigent des actions immédiates et efficaces pour éviter toute autre agression dans la zone.
Cette escalade de tension découle d’une agression extrêmement sévère qui a eu lieu durant la nuit du lundi 13 au mardi 14 avril 2026 à Seguin. D’après plusieurs témoignages concordants, des personnes lourdement armées, identifiées comme étant originaires de régions voisines, ont fait intrusion dans la localité, instaurant la peur parmi les résidents.
Le bilan est tragique : approximativement sept individus ont perdu la vie. L’ampleur de l’attaque et la fragilité des forces de sécurité sur le terrain ont été mises en évidence par l’incendie du poste de police dans la région, ainsi que de deux véhicules appartenant à la Police nationale d’Haïti (PNH).
Homelus Jean Widnel
