Le jeudi 16 avril 2026 à Saint-Marc, la tension a augmenté lorsque des résidents ont envahi les rues pour protester contre le déplacement de véhicules blindés que la police prévoyait d’acheminer vers Port-au-Prince. Dans un environnement où les gangs armés « Gran Grif » et « Kokorat San Ras » se font de plus en plus actifs, cette décision a été considérée comme un danger imminent pour la sûreté régionale.
Ces dispositifs avaient été déployés au départ à Pont-Sondé, en particulier pour freiner la progression du gang « Gran Grif », qui aurait des visées sur la zone stratégique de la Cité Nissage Saget. Pour beaucoup d’habitants de la région, le départ de ces véhicules blindés aurait permis une avancée plus rapide des groupes armés.
Dans les rues de Saint-Marc, la colère était palpable. Plusieurs habitants dénoncent ce qu’ils considèrent comme un abandon pur et simple de la région par les autorités centrales. Certains vont jusqu’à interpréter cette tentative de retrait comme un signal inquiétant, laissant présager que le Bas-Artibonite pourrait être livré aux gangs.
Récemment, l’Artibonite fait face à une insécurité croissante, caractérisée par l’escalade des activités de gangs. Plusieurs régions ont subi des attaques, ce qui a accru la vulnérabilité de la zone, désormais progressivement soumise à l’autorité de groupes armés.
Homelus Jean Widnel
