Le parti Les Combattants pour le Développement dénonce une décision « sans concertation » et plaide pour la protection des populations les plus fragiles.
Dans un communiqué publié le 6 avril 2026, le parti Les Engagés pour le Développement (EDE) a manifesté son inquiétude profonde concernant l’augmentation récente des tarifs des produits pétroliers en Haïti.
D’après cette note, la hausse est de 29% pour l’essence et 37% pour le diesel et le kérosène. Cette décision est considérée comme hâtive par le parti, qui estime qu’elle aurait dû être davantage discutée avec les intervenants concernés.
Selon EDE, cette action pourrait considérablement détériorer les conditions de vie des habitants, dans une situation déjà caractérisée par une forte inflation et une crise alimentaire affectant un grand nombre de foyers.
Le parti met l’accent sur le fait qu’avec une inflation estimée à plus de 22%, cette augmentation du prix du carburant pourrait provoquer un effet domino sur les tarifs des produits et services, aggravant ainsi la situation de précarité.
Dans son communiqué, EDE dénonce aussi la gestion économique du gouvernement, mentionnant des décisions qui, à son avis, privilégient certains intervenants au détriment des populations les plus précaires.
Le parti regrette particulièrement que, alors que des moyens seraient engagés pour servir des intérêts privés, des millions de citoyens demeurent confrontés à l’insécurité et à des conditions d’existence ardues.
Devant ce contexte, EDE exhorte les responsables à reconsidérer leur choix et à opter pour des actions plus justes. Parmi les options envisagées, on trouve la sauvegarde des couches défavorisées, l’amélioration de la gestion des ressources publiques et l’instauration de systèmes durables pour stabiliser les prix.
Le parti souligne finalement que toute réforme des subventions ne devrait pas nuire aux populations les plus vulnérables.
Homelus Jean Widnel
