L’instance déclare que la justice a validé son innocence. De plus, l’Église épiscopale souhaite la libération de plusieurs prisonniers impliqués dans l’affaire des armes confisquées en 2022.
L’Église Épiscopale d’Haïti a rompu son silence pour demander la libération de ses prêtres et laïcs emprisonnés dans le contexte du scandale concernant l’importation d’armes, de munitions et de contrefaçon monétaire. Elles ont été saisies à la douane de Port-au-Prince en juillet 2022.
Selon un communiqué diffusé le 5 avril 2026, le Comité permanent de l’institution précise que ni l’Église, ni ses adhérents ne sont mêlés à ce dossier. Elle se souvient avoir opté pour le silence jusqu’à présent afin de ne pas perturber la procédure judiciaire. Elle réitère également sa foi en les institutions nationales dont l’Église épiscopale est une composante.
D’après la déclaration,une décision prise le 29 septembre 2023 avait initialement établi l’innocence des individus impliqués. Plusieurs prêtres et laïcs, y compris les révérends Fritz Désiré et Frantz Cole, membres de l’Église épiscopale, ont été écartés en dehors des accusations portées.
Néanmoins, l’Église précise que le procureur a contesté cette décision, ce qui a conduit à la poursuite du processus judiciaire. Toutefois, elle déclare avoir conservé une posture d’attente en attendant une décision finale sur l’Église épiscopale d’Haïti.
Un progrès récent a eu lieu le 2 février 2026, suite à la présentation du rapport par le juge nommé. D’après l’Église, ce document atteste que des personnes ont abusé de son nom de manière frauduleuse. Il convient de souligner que l’Église épiscopale considère que la lettre de franchise, qui est au centre de l’affaire, serait erronée. De plus, d’après les analyses des experts de la police judiciaire, la signature du révérend Jean Madoché Vil aurait été falsifiée.
L’instance dénonce une grave attaque à l’honneur de ses membres. Cette infraction touche aussi l’intégrité de l’Église épiscopale. Elle soutient que les individus emprisonnés sont en vérité des victimes d’un réseau mafieux. Elle souligne également qu’aucune preuve n’a été présentée pour démontrer l’existence de biens mal acquis chez les prévenus.
Dans ce cadre, l’Église Épiscopale d’Haïti exhorte les autorités judiciaires à intervenir promptement pour libérer les individus qu’elle considère comme injustement emprisonnés.
Elle réitère également sa foi en la justice d’Haïti. Pour aller plus loin, l’Église épiscopale appelle les magistrats à faire preuve d’intégrité et d’indépendance dans la gestion de ce dossier.
Homelus Jean Widnel
