Une activité devenue virale en lien avec Festi Color génère controverse et indignation sur les médias sociaux.
L’art de l’empreinte des mains, connu sous le nom de « handprint art », a suscité un débat intense en Haïti ces derniers jours, surtout après son essor lors d’événements festifs appelés Festi Color.
De nombreuses images et vidéos circulent sur les réseaux sociaux, mettant en scène des participants, souvent des hommes, étalant de la peinture avec leurs mains sur le corps de jeunes femmes habillées en t-shirts blancs. Certains considèrent ces traces colorées comme une expression artistique inspirée du body painting.
Dans certains contextes, l’art des empreintes de mains est employé de façon encadrée, en particulier dans des initiatives artistiques ou militantes, pour représenter la solidarité ou l’existence humaine.
Toutefois, sous sa forme observée en Haïti, cette méthode engendre une multitude de réactions alarmantes.
Un grand nombre de citoyens critiquent une action considérée comme problématique, surtout lorsqu’elle touche des parties sensibles du corps. Selon quelques observateurs, ces gestes pourraient être considérés comme des attouchements, même lorsqu’ils sont présentés dans un contexte de célébration.
Le sujet du consentement est au centre des discussions. Nombreux sont ceux qui soulignent l’importance d’un consentement explicite pour toute interaction physique, particulièrement lorsqu’elle implique des zones intimes du corps.
Bien que quelques participantes paraissent pratiquer cette activité dans un cadre amusant, d’autres pourraient se trouver dans des contextes ambigus, sous l’influence de la pression sociale ou de la visibilité sur les réseaux sociaux.
Cette situation exacerbe les préoccupations au sein d’une société déjà engagée dans des débats sur le respect du corps et les violences de genre.
Au-delà de l’aspect créatif, certains analystes alertent sur le risque de normalisation de comportements considérés comme inappropriés, surtout vis-à-vis des jeunes spectateurs exposés à ces contenus viraux.
Face au débat, certains utilisateurs du web demandent d’abolir cette pratique telle qu’elle est actuellement, alors que d’autres préconisent une réglementation plus sévère, dans le but d’harmoniser la liberté artistique et la protection de l’intégrité des participants.
Homelus Jean Widnel
