Le 15 avril 2026, des citoyens ont protesté contre la brutalité des gangs et ont réclamé des actions immédiates suite à l’attaque violente de la commune de Marigot.
Le mercredi 15 avril 2026, les habitants de Jacmel ont manifesté dans les rues pour faire part de leur mécontentement face à l’augmentation de l’insécurité. Cette révolte a eu lieu le jour suivant l’assaut armé qui s’est produit à Seguin, une localité de la commune du Marigot, au Sud-Est d’Haïti.
D’après les données collectées, un nombre considérable de manifestants s’est joint au mouvement dès les premières heures, avant d’être graduellement rejoint par d’autres citoyens. Avec des banderoles et en hurlant des cris de guerre contre les groupes armés, les manifestants ont souhaité faire passer un message fort : le Sud-Est ne doit pas tomber sous la domination des bandes.
Durant la mobilisation, les protestataires ont interpellé les responsables de l’État, les exhortant à prendre leurs responsabilités concernant la sécurité publique. Ils demandent l’instauration de mesures tangibles pour défendre les populations et sécuriser une région de plus en plus vulnérable aux attaques de groupes armés.
Cette manifestation se déroule suite à une agression d’une grande brutalité menée durant la nuit du 13 au 14 avril 2026 à l’encontre de la localité de Seguin. Selon des témoignages concordants, une bande d’individus lourdement armés, originaires de zones voisines, a envahi l’endroit, provoquant la panique parmi les résidents.
Le bilan intermédiaire indique qu’il y a au moins sept morts. Selon des témoignages locaux, des actes d’une brutalité extrême ont été signalés, certaines victimes ayant été tuées avant que leurs corps ne soient réduits en cendres.
De plus, l’attaque a aussi ciblé des infrastructures publiques. Le poste de police de Seguin a été brûlé, ainsi que deux voitures de la Police nationale d’Haiti (PNH), soulignant la fragilité continue des institutions dans cette région.
Homelus Jean Widnel
