Une initiative de réorganisation destinée à recentrer l’armée sur ses tâches de protection nationale et à mettre un terme aux affectations considérées comme inappropriées.
Le 23 mars 2026, le Commandement des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) a publié un mémorandum ordonnant à tous les soldats en mission de regagner leurs casernes dans un délai de 72 heures. Cette décision fait partie d’un processus de restructuration interne destiné à améliorer les compétences opérationnelles de l’établissement militaire.
D’après les données divulguées, 81 soldats sont actuellement chargés de missions de garde rapprochée auprès d’anciens membres du Conseil présidentiel de transition, de ministres, de hauts responsables et d’autres figures publiques. Ces attributions, actuellement considérées comme non conformes à la réglementation existante, seront annulées à l’échéance du terme établi.
Le document indique que tous les mandats de protection rapprochée perdront leur validité 72 heures après la signature du mémorandum. Cette directive s’applique notamment aux anciens et actuels membres du gouvernement, aux magistrats de la Cour de cassation, aux membres du Conseil Électoral Permanent (CEP) et à d’anciens directeurs généraux bénéficiant d’une protection militaire.
Toutefois, il semble que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ne soit pas touché par cette décision.
Ce mémorandum, signé par le major-général Jonas Jean, adjoint du commandant en chef, le général Derby Guerrier, est la réponse aux directives du ministre de la Défense datées du 19 mars 2026. Il ordonne au Haut Commandement de procéder sans délai à une réorganisation des unités de sécurité.
Homelus Jean Widnel
